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Gay Pride : année zéro

Stonewall, ou la brutale sortie du placard

Sans le Stonewall, ce petit bar miteux situé au 53, Christopher Street, à New York, pas de Gay pride, pas de coming out, pas de “rainbow flag”, et peut-être pas de mariage pour tous…

Lexique

Source : Wikimedia

Les mots des homos

Si les mots les plus nombreux pour qualifier l’homosexualité sont tantôt insultants, tantôt péjoratifs, quantité de termes, scientifiques, imagés ou poétiques existent également. En voici une liste non-exhaustive.

Archive

Chic mais discret

La bisexualité reste au placard

Rejetée par les hétérosexuels, et rejetée par les homosexuels, la bisexualité dérange encore, et génère bon nombre d’idées reçues. Même en 2014, les “bi” souffrent encore d’un manque de visibilité, que ce soit au sein de la communauté LGBT (lesbien, gay, bisexuel et transsexuel) ou chez les "hétéros". Pourtant, elle est bien plus répandue que ce que l’on croit…

Diaporama

Source : Makers

Martina Navràtilovà, la pionnière de la raquette

L’une des plus grandes joueuses de tennis mondiales, née en 1956, a fait son coming out en 1981. A cette époque où le milieu du sport ne brillait pas par sa tolérance, la chose était plutôt courageuse : “Dans les années 80, je connaissais un coach de la NHL (la Ligue de hockey nationale) qui pensait qu’il n’y avait pas d’homos chez les joueurs de hockey”, raconte-t-elle aujourd’hui.

Avant de pondérer : “Lorsque je suis sortie du placard, en 1981, je n’ai pas eu beaucoup de soutien de l’opinion (...). Mais, au moins, je n’ai pas eu besoin de m’inquiéter pour mon travail. Dans le tennis, il n’y a pas de patrons, pas de managers, pas de coaches qui pourraient empêcher une joueuse de faire des compétitions. De ce point de vue, ça allait”.
Pour Navràtilovà, toujours très impliquée dans le mouvement LGBT (lesbien, gay, bisexuel, transexuel) le coming out du joueur de la NBA Jason Collins, en avril 2013, est un moment historique.

Wikimedia

Françoise Gaspard, le coming out politique

Née en 1945, cette sociologue et personnalité politique française, maire (PS) de Dreux de 1977 à 1983, députée d'Eure-et-Loir, députée européenne, conseillère régionale, très engagée dans les mouvements féministes, fut la première femme politique à déclarer publiquement son homosexualité.

Comme elle le raconte dans une interview de 1999 donnée au Nouvel observateur, le milieu politique de l”époque, c’était plutôt le “XIXème siècle”. En 1980, Gaston Defferre, maire (PS) de Marseille et futur ministre, dont elle était proche, la prévient d’un : " François Mitterrand va gagner les élections, il faut que vous vous mariiez avant les présidentielles, vous et quelques autres, ­ si vous voulez avoir une carrière ministérielle". Ce à quoi Françoise Gaspard répond, bravache : “Il faudrait que la loi change pour que je puisse me marier !”. Elle a tenu parole : elle a fait son coming out au moment de son pacs, en 1999. Et elle s’est mariée, à 68 ans, à Claude Servan-Schreiber, l’ex-épouse du patron de presse Jean-Louis Servan-Schreiber, en août 2013.

Source : Wikimedia

Oscar Wilde, le dandy "outé" (1854-1900)

Si dans les classes de littérature et dans les bibliothèques l’oeuvre d’Oscar Wilde est bien connue, l’auteur du Portrait de Dorian Gray est aussi célèbre pour ses moeurs. Après une vie de mondanités et de salons littéraires, il rencontre en 1891, à l’âge de 38 ans, un jeune poète, Lord Alfred Douglas de Queensberry. Les deux amants mènent une vie scandaleuse pour l’époque en affichant ouvertement leur homosexualité.

Seulement, le père d’Alfred, outré de cette relation amoureuse, menace à de nombreuses reprises d’”outer” (bien que le mot n’existait pas à l’époque) le célèbre écrivain. Il tente même de perturber la première de l’une de ses pièces, De l’importance d’être constant, en 1895, puis contre-attaque en faisant livrer une carte à Wilde dans l’un des clubs qu’il fréquentait avec son épouse où il écrit : “A Oscar Wilde, qui s’affiche comme sodomite”. C’est là que Wilde décide de l’attaquer pour diffamation !
Tout en se défendant, lors du procès, d’être homosexuel, puisqu’à l’époque, la chose était interdite en Grande-Bretagne et surtout, punie par la loi. Mais le procès tourne bien vite à la conspuation publique, de nombreux témoins venant attester de l’homosexualité de Wilde. Au terme d’un second procès, sa réputation entachée par ces scandales, Wilde endure deux ans de prison. Il meurt pauvre, sa carrière brisée, en exil à Paris, en 1900.

Source : Wikimedia

Colette, bisexuelle et scandaleuse (1873-1954)
Qui se souvient encore que les fameux cols Claudine que portent aujourd’hui les petites filles sages et les femmes élégantes, tire son nom d’une série de romans de Colette qui décrit avec délices des amours lesbiennes ?

L’auteure de Claudine à l’école était en effet bisexuelle : mariée d’abord à l’écrivain Willy, qui exigeait d’elle une fidélité hétérosexuelle sans failles, tout en l’autorisant à fréquenter des femmes, elle oscilla toute sa vie entre les deux sexes. Colette, que l’écrivaine Julia Kristeva qualifia de “reine de la bisexualité”, voyait en elle une forme d’”hermaphrodisme mental”. Pour elle, séduire un homme, ou séduire une femme, équivalait quasiment au même : “Il m’a été facile de surprendre que les moyens de plaire sont les mêmes chez les hommes et chez les femmes, et guère plus discrets », écrivait-elle.

Photo : Kay Tobin Lahusen, NYPL Digital Library

Frank Kameny, l’intellorebelle contre l’administration (1925-2011)

Cet astronome brillant, diplômé d’Harvard, qui officiait au sein de l’Armée américaine, fut arrêté à Washington en 1957 lors d’une descente de police dans un parc connu pour abriter des amours homosexuelles. Peu après son arrestation, il fut renvoyé. Mais Kameny ne s’arrêta pas là, et fit appel de son renvoi de l’armée par deux fois, portant l’affaire devant la Cour suprême, laquelle rejeta sa demande. Par ce combat fondateur, il est considéré comme l’un des premiers activistes gay, et s’est auto-attribué la phrase “Gay is good” (“Etre gay, c’est bien”). Ce n’est qu’en 2009, soit deux ans avant sa mort, que l’administration s’excusa officiellement de ce renvoi injuste. Ironie de l’histoire, Kameny est mort un 11 octobre, journée mondiale du coming out !

Source : Wikimedia

Harvey Milk : le martyr politique (1930-1978)

Harvey Milk est resté dans l’Histoire comme le premier homme politique ouvertement gay. Il fut élu en 1977 comme conseiller municipal à la mairie de San Francisco. Se sentant menacé, cet activiste des droits homosexuels établi dans le quartier du Castro avait enregistré des cassettes audio, prêtes à être diffusées en cas d’assassinat. Sur l'une d'elle, il disait : “If a bullet should enter my brain, let that bullet destroy every closet door in the country”, ce que l’on peut traduire par : “Si une balle devait traverser mon cerveau, qu'elle détruise toutes les portes de placard”.

C’est ce qui arriva le 27 novembre 1978, ou son pire ennemi politique, le très conservateur Dan White, l’assassina, lui et le maire de la ville George Moscone, d’une balle dans la tête. White fut condamné à sept ans de prison pour “homicide involontaire”, une peine relativement clémente. Ses avocats avaient plaidé qu’il était victime d’une mauvaise alimentation...

Le réalisateur Gus Van Sant lui a rendu hommage dans un biopic en 2008, Harvey Milk, où son rôle est joué par Sean Penn.

Dans le rétro

Wikimedia

1982, Paris : seconde marche des fiertés gay organisée par le Comité d'urgence anti-répression homosexuelle (CUARH).

La conquête des droits

A partir des années 70, la reconnaissance des droits des homosexuel-le-s est devenue un combat politique. Le voici raconté en 10 dates clés.

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